- Marc Villemain -

Cyclothymies, fluctuations, paradoxes et autres angoisses...

mercredi 28 mars 2007

Habillé pour la vie

Il se laisse facilement, tranquillement, presque douillettement envelopper par la fatigue de vivre. Il lui suffit, alors qu'il s'éveille, de regarder et d'écouter alentour. Il sait que l'acharnement à vivre n'est plus compatible avec la mission d'exister.

Dit avec davantage de talent - celui de Louis Calaferte (Situation - Carnets XIII - 1991) : "Clairement concevoir l'essentiel de la vie - s'y tenir."

Posté par marc_villemain à 21:03 - Ce qui me domine - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Amusant (troublant, étonnant, fascinant ?) de constater qu'à quelques jours et quelques mètres d'intervalle nous lisions les mêmes "Carnets" de Calaferte...

Je vous avoue que ceux (de 1983) que j'ai lus me sont rapidement tombés des mains, bien que j'en aie corné une dizaine de pages où figuraient une ou deux phrases fulgurantes. Mais la botanique et la prière (qui perfusent une grande partie du journal), très peu pour moi...

Drôle aussi : laissant tomber le journal de Louis C., je me saisis de celui de Polac (oui, Michel : pas dégueu, comme "Journal"), et dans les premières pages, il évoque sa lecture des... "Carnets" de Calaferte !

Posté par Nikita, jeudi 29 mars 2007 à 01:38

Une version existentialiste de la proposition 7 de la troisième partie de l'Ethique de SPinoza: On essaie tous, plus ou moins adéquatement, de persévérer dans notre être. (Reprise, elle - même, de Boèce).

Posté par Augustin, jeudi 29 mars 2007 à 10:42

Vous vous doutez peut-être combien ces mots auraient pu être les miens s'ils avaient moins bien dits.
De Calaferte, je n'ai lu que "La mécanique des femmes" quand j'étais adolescent (ahem, je jure que je cherchais "Les jeunes filles" de Montherlant mais j'ai réussi l'exploit de me tromper à la fois d'auteur et de titre) et, surtout, "Le requiem des innocents". Quant à Septentrion, je n'ai pas réussi à le finir.
C'est curieux, je dis souvent Artaud en pensant Calaferte. De là à tomber sur Montherlant...

(Désolé pour l'éventuel doublon)

Posté par katar, jeudi 29 mars 2007 à 20:21

Nikita

Un vieux contentieux avec Polac m'empêche d'adhérer totalement à votre enthousiasme... M'enfin c'est subjectif, donc en partie faux, en tout cas insuffisant.
Pour le reste, j'apprécie la coïncidence à sa juste mesure: il est sain et rassurant que deux lettrés de Mazarine s'empare en même temps des situations de Calferte...

Posté par Marc Villemain, jeudi 29 mars 2007 à 22:34

Augustin

"Perséverer dans son être", oui ; autre manière de dire la même chose, assurément. Je n'ai donc ni le talent de Calaferte, ni celui de Spinoza... (quel scoop !)

Posté par Marc Villemain, jeudi 29 mars 2007 à 22:38

Katar

La confusion me connaît. Et si ça peut vous rassurer, adolescent, je ne lisais (ni cherchais) aucun des livres de Calaferte, Montherlant ou Artaud. Par contre, j'étais assez spécialiste d'Iron Maiden...

Posté par Marc Villemain, jeudi 29 mars 2007 à 22:40

Emotions

Ni le talent de Spinoza, ni celui de Calaferte mais celui de Villemain :)
Les mots. Silex et diamant, dit Calaferte aux mots crus et acerbes.
La rage et l'envie de faire passer le message, compose Iron Maiden.
Et les années passent et voici : A Matter of Life And Death
Et en attendant, Artaud nous souffle encore que j'ai pour me guérir du jugement des autres, toute la distance qui me sépare de moi-même.

Posté par françoise B, vendredi 30 mars 2007 à 21:58

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