- Marc Villemain -

Cyclothymies, fluctuations, paradoxes et autres angoisses...

mercredi 3 octobre 2007

L'écrivain

Désolation paradoxale de l'écrivain : être aimé davantage pour ce qu'il écrit que pour ce qu'il est.

Posté par marc_villemain à 10:28 - Ce qui me domine - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bah heureusement... Connaît-on un écrivain d'exception à la hauteur de son oeuvre? Victor Hugo, peut-être (mais je n'aime pas Hugo, à part le poète de Demain dès l'aube).

La littérature comme sublimation , un truc classqiue: on est toujours moins sublime que ce que l'on écrit.

Pas de paradoxe là-dedans: juste la logique totale.

Posté par Augustin, mercredi 3 octobre 2007 à 23:50

Non pas vraiment parce que ce qu'il écrit c'est lui.

Posté par alcazar, jeudi 4 octobre 2007 à 07:31

Augustin

J'entends bien. C'est pourquoi je ne parlais pas ici de logique, mais de désolation.

Posté par MV, jeudi 4 octobre 2007 à 10:05

Alcazar

C'est lui, et ce n'est pas lui... De lui, il écrit que ce qu'il ne peut pas être ; son être fantasmé, ou sublimé, si vous voulez...

Posté par MV, jeudi 4 octobre 2007 à 10:07

Fallait être un écrivain "nombriliste", ne parler que de soi, de ses états d'âmes, de ses douleurs.;-)

Et puis c'est une chance de pouvoir écrire ce que nous ne pouvons pas être...

Posté par Muriel, vendredi 5 octobre 2007 à 17:29

Pour qui est-il ce qu'il est ? Par qui voudrait-il être aimé davantage ? N'est-ce pas un peu stéréotypé ?

Posté par françoise b, samedi 6 octobre 2007 à 18:36

Françoise B.

Il va de soi que votre remarque est juste si l'écrivain pense ici à ses lecteurs : alors, oui, une telle remarque serait stéréotype. Mais il va de soi aussi qu'elle ne signifie pas ou n'induit pas la même chose si elle concerne une personne qui n'est pas, ou qui est davantage, qu'un lecteur...

Posté par MV, lundi 8 octobre 2007 à 21:12

Muriel

On peut échapper au nombrilisme ; au nombril, c'est moins évident... Cette dichotomie est d'aillleurs assez nourricière en littérature. On écrit ce que l'on est, on écrit aussi ce que l'on aimerait être et, concomitamment, ce que nous croyons être...

Posté par MV, lundi 8 octobre 2007 à 21:14

EN bon spinoziste, cher Marc, je te répondrais que la logique, la nécessité, exclut la désolation... (Sourire)

Posté par Augustin, mardi 9 octobre 2007 à 22:47

Le style, c'est l'homme.

Posté par Alcazar, mercredi 10 octobre 2007 à 07:53

"Le style, c'est l'homme" : sans doute un peu trop massif pour être parfaitement juste... Ce serait plutôt comme une extension, un remodelage de l'homme tel qu'il se voit ou aimerait se voir. Enfin tout ce qu'on dit là revient toujours au même : l'écriture ne saurait être fidèle à son auteur. Elle le trahit - parvois à son avantage, parfois à son désavantage. Ecrire, c'est déjà traduire, donc c'est déjà trahir...

Posté par MV, mercredi 10 octobre 2007 à 14:01

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