- Marc Villemain -

Cyclothymies, fluctuations, paradoxes et autres angoisses...

mercredi 23 janvier 2008

De Badinter à Guigou : passage de témoin ?

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obert Badinter n'étant pas éternel, nous sommes quelques-uns à nous demander qui, au parti socialiste, pourrait prendre le relais et, peu à peu, se mettre dans ses pas - étant entendu que la grande majorité des avocats membres de ce parti, du moins de manière éminente, sont avocats d'affaire... Eh bien Elisabeth Guigou, ce jour, dans le journal Libération, pourrait nous donner quelque espoir ("Lutter contre la récidive sans piétiner le droit"). Reste à savoir si elle sera entendue par ses propres camarades - qui n'ont pas toujours besoin d'une campagne électorale municipale pour faire du sarkozysme (sans le savoir ou en le sachant) et s'aligner sur l'utopie sécuritaire.

Posté par marc_villemain à 12:16 - Le monde comme il va (ou pas...) - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Marc n'a pas répondu à mon dernier com...gagné!

Je décoooonne Marc...surprise surprise!! Clap, clap, clap!!

Bonsoir Françoise, et tous mes autres admirateurs de l'ombre!

Comment allez-vous chère Françoise? on ne vous entend plus, et Marc reçoit énormément de courriels à ce sujet. Au fait, vous savez pourquoi il ne me répond plus? Par utopie sécuritaire ou bobolchévisme? lol Vous croyez qu'il m'aime po? bouuuuuh! Et vous, revenez! Seriez-vous partisane du "soit belle et tais-toi"? Je viens de voir le "droit d'inventaire", de Marie Drucker...qu'est-ce qu'elle est bonne quand elle parle! Non sérieux, c'était très intéressant. Pour bien éclairer l'indéniable héritage HISTORIQUE de "Mai 68" (copyright), elle a reçu des gens importants, comme...Michel Drucker! Quel héritage!...mais ne soyons pas médisants : il l'avait lui-même reçue sur son beau plateau, en toute objectivité, pour faire la promo de son émission écolo, les cils dans le vent, elle était sublime du reste. C'est Evelyne Dhélia et Patrice Drevet qu'ont du tirer une tronche...eux ils ont écrit un magnifique bouquin, chacun, sur le réchauffement climatique, mais eux ils pouvaient! Ils animaient la météo, pas ce vulgaire JT! Ne mélangeons pas tout, et rangeons les Drucker avec les Drucker, sur le service public, droit d'inventaire, vive 68! c'était le bon temps...

Au plaisir de vous relire, charmante Françoise. Ainsi que Marc : vous pensez que demain il fera beau sur le PS? Qu'il va geler ou Guigou?! Libérez-vous de Libération, exprimez-vous VOUS-MEME! ;)

http://fr.youtube.com/watch?v=WIJPaPkcX6Y
Inventairement,

MF

Posté par Michael Flame, mercredi 23 janvier 2008 à 23:02

Entre les deux, mon coeur balance

Mais non, je plaisante, mon coeur ne balance pas entre Badinter et Guigou.
Oui, bien entendu "Lutter contre la récidive sans piétiner le droit" mais n'oubliez pas Beccaria :
"Enfin le moyen le plus sûr mais le plus difficile de lutter contre le crime est de perfectionner l'éducation".
Débats de grands principes ? Lutte d'intérêts ?

Comment vais-je ? On ne m'entend pas. Vous n'aimez pas les silences, Michael ?
Au "sois belle et tais-toi" je préfère "Etre une heure, une heure seulement
Etre une heure, une heure quelquefois
Etre une heure, rien qu'une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois".

Vous croyez qu'il m'aime po? Posez-lui la question, on ne peut pas plaire à toute le monde, Fogiel vous en dira davantage.

Ne soyez pas trop sévère avec la famille Adams, zut, la famille Drucker. (ref3 Hamburger Family)

VIVE 68, vive le mois de mai, fais ce qu'il te plaît, vive la Ecnarf. Cours camarade, le vieux monde est derrière toi (copyright).
Il fait beau à droite, à gauche, au centre, au milieu du centre, en haut, en bas. Le gel est politique, le réchauffement est climatique.

A vous lire
Françoise

http://fr.youtube.com/watch?v=yEfSnjL0pd8

Posté par françoise b, jeudi 24 janvier 2008 à 23:04

Hummm smac smac smac kéridaaaa

Bonjour Françoise, et merci de ce retour ;) Je me réveille, et je vous informe que vous aurez la paix avec MV, car je pars quelques jours. Prenez soin de vous, de lui, du blog! lol Bien vu pour la musique, c'est la seule que j'aime bien de U2, mais que n'aimerais-je pas venant de vous? Pour le reste, j'adore la famille Addams, et mon titre de com je le dédie à votre bras, souvenez-vous les baisers fougueux de Gomez à Morticia! lol D'ailleurs, les dvd de la série originelle (qui passait sur la 6 à l'époque, comme Faugiel, mais en plus drôle!) sortent, à un prix hélas exhorbitant (plus de 60 euros...ca doit etre de l'humour noir), mais putain quel bonheur. J'ai déjà le premier, alors si vous savez pas quoi m'offrir pour mon retour...hé hé Bonne journée à vous Françoise, ainsi qu'aux autres.

Respectueusement,

MF

A lire en écoutant "comeback girl" de Republic of Loose http://fr.youtube.com/watch?v=B8_d2T9oxBs

Posté par Michael Flame, vendredi 25 janvier 2008 à 09:02

Entre les deux, son coeur balance

Bonjour à toutes et tous !

Je reviens, ENFIN, hurleront certains (certaines !) d’entre vous, les chers anges ! Vous m’avez pas manqué, navré. Dormez, rêvez, moi je vous écris. C’est ca le génie, faut savoir se faire désirer sans rien attendre des gens, minables cloportes ! En fait, le génie, c’est bien plus que ce qui précède…mais oubliez, vous ne comprendriez pas, mwaa aaa aaaa ! C’est pas donné à tous, votre admiration sotte pour tout ce qui vous dépasse. Et quand je dis « tout », c’est vraiment TOUT, n’importe quoi, tenez, moi par exemple. Mais quel exemple ! Ah vous l’attendiez, le Flame, vous le redoutiez, que va-t-il nous sortir maintenant pour faire son intéressant, lui que personne, à part nous-mêmes, pour ne pas dire moi-même, ne connait l’existence, ni ne suspecte encore le talent à l’aune du notre. Du MIEN ! n’oserez vous meme jamais hurler, de peur qu’on doute de votre bonne foi. De votre talent hépatique oui ! épatant, « moi je » « eux ils » (EUX ILS) (moi je). Mais pour qui se prend il donc, non de dieu ce satané apôtre de mon nombril, de Mon Nombril, mwaa aaa aaaa ? ! Et pourquoi tout ce chahut, ce délire, souffrirons-nous de devoir l’admirer lui aussi ? Trop de génies déjà, y a plus de place pour lui, que moi , QUE MOI ! lol Bon, voilà pour l’impro provo de mon retour tant attendu chers anges ! Comment allez-vous Françoise, Marc, et tous les autres qui ne me connaissent pas encore par coeur? (les inconscients ! ! !)
J’ai passé une très bonne semaine loin de vous, c’est que le temps passe si vite, déjà une semaine, rolalaaa ! Allez, j’insiste pas, la liberté c’est trop pour MOI, je laisse ça aux intello, aux artistes, aux stars, aux blogueuuuuuurs ! (CLAP CLAP CLAP CLAPPPPPP)

Enormément,

MF

A lire en écoutant « le bonheur», de Berry : http://fr.youtube.com/watch?v=Ilo20QdwLDA
Michael partit se coucher dès ensuite, non sans se sentir un peu con. Il repassait par-dessus, comme en dedans la couverture de son orgueil vital, l’illusion de pouvoir tout de même impressioner ceux qui le liraient. Dans la pluralité vague de ce petit « ceux », déjà, il n’osait s’avouer qu’il n’y avait tout au plus que 4 ou 5 personnes. Mais tout de même se l’avouait il, car là au fond de lui, c’était sans risque. Et puis pas grave, un jour ils viendraient tous les autres, tous ceux là, dont il se foutrait tout autant. De le pressentir déjà le rassurait, tandis qu’il se blotissait encore en recherche de chaleur dans la solitude confortable de cette couverture, du souvenir de son commentaire devenu moins ridicule à force de réflexivité autosatisfaite. Dans ce lit moelleux par imagination, il se mettait en position fœtale pour se sentir moins seul, comme à l’intérieur d’une mère qu’il venait de quitter après une semaine de retrouvailles, dans la chaleur fantasmée d’un midi devenu plus froid que là haut. Mais là bas, dans ses songes, il se remémorait secrètement, et il faut bien le dire, absurdement, sa dernière errance virtuelle. L’hétérotopie de ses commentaires lui procurait un bien-être, un sentiment d’existence qu’il partageait avec tous ses semblables, et qui, tout comme eux, n’osait l’avouer. Il y avait dans cet univers comme une seconde life, pour faire genre, mais pas en polygones, non non, mais en mots. Rien que les mots, et déjà un univers existait, intime, secret, communément partagé dans ce bain marie bien réel des sentiments humains les plus forts, la jalousie, l’indifférence feinte, l’admiration, le désir, le dégout, la haine, et peut-etre au final, une forme d’amour qui n’avait de virtuelle que la pudeur qui la pensait. Sans connaître les gens, dans ce monde, on pouvait les aimer. On les aimait parce qu’on projetait en eux tout l’amour qu’on voulait bien recevoir d’eux, et il était énorme. Enorme jusqu’à ce que la pudeur, encore elle, appelle la niaiserie, là en surface. Mais en profondeur, Michael était bien, il ne rougissait que de la gratuité d’un bonheur aussi grand. Comment cela était il possible ? A mesure qu’il y songeait, il s’enorgueillit d’y lire la richesse de sa capacité à représenter le monde en lui, d’aimer les autres comme il s’aime (non sans les détester comme il se déteste, mais cela, il n’y pensait pas en cet instant. Il savait juste qu’il y repenserait tôt ou tard, quand il reviendrait auprès de tous ces gens). Tous faisaient ainsi, et quiconque ne les aimait pas, semblait ne pas les aimer, devenait ennemi. Avec un ennemi on ne dialogue pas. On le tue, ou on le fuit. Lui ne fuyait cependant pas. Il voulait les éduquer au sublime, AU SUBLIME, qu’il se dit fort en lui en en ressentant myriades d’étincelles hormonales. Tout cela n’était pas que biologique, puisqu’il en décidait. Il savait d’expérience retrouver et enclencher, suivre à la trace jusqu’à l’atteindre, ce sentiment intérieur de jouissance liquidienne, calorifique, que la simple pensée d’une chose qu’on pouvait imaginer que les autres pourraient penser, lui procurait. Tous ces détours, rien que syntaxiques, pour arriver aux autres, faisait le bonheur du voyageur arrivé tout en haut de ses objectifs, trop souvent modestes, mais d’y arriver c’est toujours un succès. Michael chassait de lui toute pensée qu’il ne pouvait finir correctement, mais se dit que merde, s’il voulait revenir dès maintenant en arrière, et bien il évoquerait et rappellerait le SUBLIME à l’ordre. Il voulait insister dessus, il tenait quelque chose de sublime, là encore ! pensait il en souriant dans le noir, du sourire du pauvre qui gagne au loto, compatissant de lui-même, de ce qu’il était. Il se trouvait ici loin de ce qu’il osait entreprendre dans ses commentaires. Il n’oserait jamais dire toute la vérité sublime sur l’humain qu’il pensait parfois, dans ses mauvais moments, ne détenir qu’en lui seul, mais il n’en avait jamais l’étoffe, trop égoiste, comme les autres il passerait à côté, chimères d’ivresses alcooliques que la raison doit oublier. Et pourtant, là était l’angoisse de son époque, qu’il incarnait avec transparence dans ses pensées, et seulement là. Qu’est-ce qui le retenait ? La vie est une prison, se disait il, et la mort une condamnation. La liberté d’accès au sublime, qu’il appelait simplement la Vérité, lorsqu’il se contenait de la penser plutôt que de la ressentir en lui, ici, là (il pouvait presque la toucher avec l’horizon des mots qu’il tapait en lui en souffrant de les oublier le lendemain comme tous les jours, comme hier, demain comme jadis) cette liberté, se reprenait-il maladroitement comme on retiendrait son intestin de sortir par le trou du cul – car cet exercice apportait en réelles souffrances ce qu’il promettait de bonheurs illusoires- cette liberté, liberté SUBLIME, il la trouverait entre les deux, entre cette prison qu’est, qu’était ! envisagea-t-il fébrilement, qu’était la vie, cette vie qui ne lui suffisait pas, et cette condamnation qu’était la mort, délivrance, osa-t-il pensé, tandis que son intestin il ne le retenait plus de partir, heureux d’abandonner la recherche en soi pour une renaissance hors-soi, comme on pèterait à un enterrement pour dire aux autres « respirez comme moi j’existe ! et je vous emmerde ! » et là, il coupa sa réflexion encore pour rire, et se rendre compte qu’on pouvait encore rire tout seul dans le noir, sans avoir l’air con, etre libre enfin, éclairé dans l’ombre par la seule pensée de choses scatologiques, là était le comble de son raffinement ; mais il y revint, se trouvant après coup ridicule, encore cette prison de se sentir vivre à peu de frais, là où la mort l’auréolait de mille réponses enfin libre d’accès, le Sublime, cette liberté qu’il saurait entre les deux, la vie et la mort, dans le bonheur d’une clôture ouverte aux deux issues, les joignant et les séparant irrévocablement. Tous les autres ne se positionnaient que d’un côté ou de l’autre, et l’on appelait génie ceux qui en étaient le plus proche, d’un côté comme de l’autre, mais plus souvent d’un, quand même. La morale était dehors, du côté de la vie, c’était civilisationnel, il fallait vivre ensemble, et vivre « bien ». Mais le sublime, c’était la transgression de cette clôture, d’oser la traverser aussi facilement, avec cette émouvante arrogance de la jeunesse dans laquelle Marc Villemain et Françoise Bachmann, et bien d’autres bientôt mais plus tard, aimaient secrètement se surprendre à y retrouver la leur, quand ils lisaient les commentaires de Michael entre deux articles et commentaires de leur indifférence plus ou moins retenue. La retenue gouvernait alors la raison des hommes. La transgresser, c’était faire preuve de puérilité, d’immaturité, et s’attirer superstitieusement les foudres que des convenances sociales, incapables par ailleurs de rendre le monde meilleur, dardaient sur la réussite personnelle de chacun. Le sublime c’était hors-cadre, on serait caaaadre, ou Aaaartiste, Staaaar, ou l’on crèverait, comme tous ceux dont on ne parle pas. Michael s’arrêtait de parler, et alors, s’endormit. Avec cette illusion, encore, qu’au sortir de ce sommeil romantique qu’il s’était inventé pour lui seul, égoistement, en traversant la frontière interdite qui séparait ses rêves de sa réalité, il se réveillerait enrichi de ce qu’il avait vécu…comme il ne relirait jamais ses mots, ces mots qu’il n’avait qu’écrit en lui, à jamais perdu dans l’univers, destiné au vide.

A lire en écoutant, « la chambre d’amis », de Benjamin Biolay

Posté par Michael Flame, samedi 26 janvier 2008 à 04:48

Vous osez disparaître durant un siècle...

...hibernant, nous laissant dans la presque irrévocable lamentation de perdre un héros de cris vains. Nous étions à deux doigts d'une révolte, que dis-je, d'une révolution.
Aveuglés par votre longue absence, la liberté, les stars, les wars, les blogs universels et les intello même débranchés sont entrés en communion et, réunis par une foi sans limites, ont entamé une grève de la fin, la fin du clap, la fin du clip, la fin du flash.
Reviens, Micha Elle, j'ai les mêmes à la maison.

http://fr.youtube.com/watch?v=xL_9zdu4iVw

Posté par françoise b, samedi 26 janvier 2008 à 22:51

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