<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>- Marc Villemain -</title><link>http://villemain.canalblog.com/</link><description>Cyclothymies, fluctuations, paradoxes et autres angoisses...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 06 Jul 2008 11:06:00 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Du discours à la méthode</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/07/01/9779346.html</link><category>Première visite ? </category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/07/01/9779346.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9779346/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/07/01/9779346.html</guid><description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Les motifs de ce blog, s&apos;ils sont personnels, n&apos;en sont pas secrets pour autant. Il a vu le jour presque par inadvertance, mû par un vague désir d&apos;écrire autre chose et ailleurs, avec comme dessein d&apos;élargir les horizons que je peux exploiter dans mes romans ou mes nouvelles, et pour méthode de ne s&apos;imposer qu&apos;une seule et unique limite : le dévoilement de la vie privée - la mienne comme celle de quiconque qui ne l&apos;aurait pas souhaité.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Jeune bloggeur, j&apos;ai ensuite découvert que tout visiteur pouvait commenter mon travail. Cette fonction ne m&apos;a pas déplu, tant elle peut participer de la réflexion que j&apos;ai sur mes propres textes, et tant elle induit la possibilité d&apos;une conversation. J&apos;ai donc &amp;quot;paramétré&amp;quot; ce blog de manière à ce qu&apos;aucun filtre ne vienne restreindre toute parole extérieure. L&apos;auberge espagnole, pour peu qu&apos;on ait bon esprit, est une formidable manière de dire sa confiance en la liberté. Nul n&apos;est maître de ses lecteurs, et c&apos;est tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste que le bon esprit fait parfois défaut, et qu&apos;à cette aune j&apos;ai décidé de poser une limite à l&apos;inaliénable liberté... J&apos;ai accueilli sur mon blog des propos qui, me dit-on, étaient censurés ailleurs : fort bien, me voilà quitte avec ma conscience. Toutefois, certains ont profité de cette licence pour installer dans les commentaires de ce blog des conversations d&apos;ordre privé avec des tiers ; cela ne m&apos;aurait pas gêné davantage si ces commentaires n&apos;avaient sombré, et plus d&apos;une fois, dans l&apos;injure, la vulgarité ou la diffamation. Par un usage assez dommageable de cette possibilité, d&apos;aucuns me conduisent à remplir un office qui me va mal, celui de veiller à ce qu&apos;aucun commentateur n&apos;use de l&apos;accueil qu&apos;il trouve ici afin de s&apos;épancher.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;On remarquera alors que ce sont ceux-là mêmes qu&apos;agace&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt; un certain type de démocratie,&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt; et qu&apos;elle les agace d&apos;ailleurs en raison de considérations que je peux faire miennes et dont je peux moi-même, parfois, me faire écho ici, qui pourtant crieront sans doute à l&apos;atteinte à leur liberté la plus inaliénable, se targueront de leur bon droit, argueront que la censure est le régime de ceux qui ont peur, et patati et patata. Je ne crains pas pour eux, toutefois : dans cet immense bordel vengeur, rageur, égocentrique et péremptoire qu&apos;est&amp;nbsp; aussi le petit monde de l&apos;Internet, et qui d&apos;une certaine manière en fait le charme, &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;ils trouveront assurément &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;matière à se défouler. Je le regrette, toutefois. D&apos;abord parce que je n&apos;aime pas faire la police, ensuite parce que toute parole humaine est aussi parole de provocation, enfin parce que, comme nombre d&apos;écrivains valent mieux que leur oeuvres et que nombre d&apos;oeuvres valent mieux que leurs auteurs, je sais que les commentateurs attitrés de blogs valent parfois mieux que leurs commentaires.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 01 Jul 2008 17:52:00 GMT</pubDate></item><item><title>Mulholland Drive à Etretat : Lynch, encore</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/24/9696256.html</link><category>Ce qui me domine</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/24/9696256.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9696256/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/24/9696256.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/10/54/189369/27178550.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/76/11/189369/27178622.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;418&quot; height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/76/11/189369/27178622_p.jpg&quot; alt=&quot;DSC02329&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 24 Jun 2008 19:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>Manchette</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/19/9633091.html</link><category>Lectures</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/19/9633091.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9633091/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/19/9633091.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;onsidérations sur la Série Noire pour communiquer à J.-P.&lt;/em&gt; &lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;strong&gt;{&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;Jean-Pierre Bastid&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;strong&gt;}&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La société dominante inclut sa négation et la culture dominante illustre cette négation de façon mensongère.&lt;br /&gt;Par négation de la société dominante, il faut entendre notamment la criminalité sous toutes ses formes, l&apos;irrespect de la morale, la non-conformité à l&apos;idéologie dominante.&lt;br /&gt;La Série Noire est dite noire parce qu&apos;elle illustre cette négation d&apos;une façon particulièrement sombre. Cependant, la Série Noire est mensongère, car elle ne comprend la négation que comme un objet de chagrin et d&apos;horreur. La Série Noire est condamnable parce qu&apos;elle adopte une attitude pessimiste à propos du crime. Or le crime est un des domaines dans lequel le pessimisme s&apos;impose le moins, car toute l&apos;information contemporaine finit par nous enseigner qu&apos;il ne fait que croître et embellir, inélucablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Patrick Manchette, &lt;em&gt;Journal du lundi 16 novembre 1970&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Jun 2008 12:15:00 GMT</pubDate></item><item><title>Amour foot &amp; culture</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/18/9619729.html</link><category>Le monde comme il va (ou pas...)</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/18/9619729.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9619729/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/18/9619729.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;J&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;e ne m&apos;intéresse plus au foot, et au sport en général, depuis des années, et cela en dépit de plusieurs années de pratique assidue et du plaisir que son spectacle peut me procurer à l&apos;occasion. Moyennant quoi, la dernière compétition sportive que j&apos;ai regardée à la télévision doit remonter à 1998, soit la coupe du monde de football ; qui plus est, je n&apos;ai plus aujourd&apos;hui de téléviseur. Bref, il paraît qu&apos;il y avait un match hier soir, entre l&apos;Italie et la France, et que la France a perdu. Aucun intérêt. Or les médias ce matin font état de deux petits événements internes suffisamment croustillants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l&apos;issue du match perdu, le sélectionneur, Raymond Domenech, aurait demandé au micro sa main à une certaine Estelle Denis. Pour les footeux, après la défaite, c&apos;était bien plus qu&apos;ils ne pouvaient en supporter, un peu comme la goutte qui fait déborder la canette. J&apos;avoue qu&apos;il ne me serait pas venu à l&apos;idée de suggérer en public à Marie qu&apos;elle acceptât de convoler avec moi. Or, si la manière est ce qu&apos;elle est, je veux tout de même prendre ici la défense du sélectionneur &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;malheureux et, par le dicton conséquent, &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;heureux en amour. Car il ne fait, fût-ce en exhibant sa maladresse, que nous rappeler cette évidence telle qu&apos;il peut sembler saugrenu d&apos;avoir à la rappeler : le football n&apos;est qu&apos;un jeu. On perd, on gagne, c&apos;est comme à la bataille ou aux petits chevaux. Ce n&apos;est qu&apos;une distraction, une occasion de détente et de bonne humeur dans un monde hostile et incompréhensible. Que l&apos;homme dont on réclame la tête ce matin en couverture des canards et autres torchons scabreux qui ornent les kiosques (France-Soir), et alors qu&apos;il savait pouvoir s&apos;attendre à recevoir un torrent de boue sur le crâne, ait donné la priorité à son destin amoureux, aux grandes infrastructures des temps humains et à cette superstructure sublime qu&apos;est le mariage, qu&apos;il ait remis à sa place de jeu du cirque le grand spectacle du sport populaire et sponsorisé, voilà qui, peu ou prou, oui, me rassurerait plutôt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième petit événement interne à cette Bérézina footballistique est moins croustillant, et m&apos;amuse en vérité beaucoup moins. Il tient en une phrase, prononcé ce matin à l&apos;issue du conseil des ministres : cette défaite est &amp;quot;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;un deuil collectif&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&amp;quot;. Idiot, bien entendu ; mais plus idiot encore, et surtout déprimant, lorsque son auteur n&apos;est pas un supporteur lambda et un tantinet échauffé par l&apos;adrénaline ou le reste, mais bien Christine Albanel, notre ministre de la Culture.&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Jun 2008 12:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>Mort d&apos;Esbjorn Svensson</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/16/9590606.html</link><category>Mélomanie</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/16/9590606.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9590606/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/16/9590606.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/22/47/189369/26858711.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;162&quot; height=&quot;115&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Esbj_rn_Svensson&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/22/47/189369/26858711_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;J&apos;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;apprends que Esbjörn Svensson, le pianiste de &lt;strong&gt;e.s.t.&lt;/strong&gt; (Esbjorn Svensson Trio), vient de périr, à quarante-quatre ans, dans un accident de plongée. Son groupe était un des rares de ce niveau à attirer vers le jazz des oreilles qui y étaient étrangères ou peu familières, sans jamais sacrifier aucune exigence ni sans jamais se lasser d&apos;aucune exploration. On se souviendra d&apos;un jeu très élégant, post-jarrettien dans sa mélancolie aqueuse et son mouvement vers la transe, et bien sûr des brèches qui se seront ouvertes dans le jazz, &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;e.s.t. &lt;/strong&gt;ayant incorporé &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;l&apos;électronique d&apos;une manière qui ne fût pas d&apos;agrément (tentation à laquelle succomba parfois Miles Davis), mais au contraire constitutive, au même titre que le choix de tel ou tel instrument, d&apos;une esthétique finalement très pure. C&apos;est une perte assez lourde pour le jazz.&lt;br /&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 16 Jun 2008 10:47:00 GMT</pubDate></item><item><title>Manchette</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/13/9532934.html</link><category>Lectures</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/13/9532934.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9532934/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/13/9532934.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;J&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;e garde de Vialatte le souvenir de son aspect à la télévision, voici quelques dimanches, un petit vieillard crapaud, chauve aux paupières plissées, fait&amp;nbsp; pour la nudité ou le pardessus, habile, neutre et rigolo, avec de la réserve et un regard. Quelque peu satanique. Plaisant à observer et à écouter comme devraient l&apos;être les auteurs de Fantômas.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Jean-Patrick Manchette, &lt;em&gt;Journal du vendredi 14 mars 1969&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 00:55:00 GMT</pubDate></item><item><title>Manchette</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/12/9532824.html</link><category>Lectures</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/12/9532824.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9532824/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/12/9532824.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;es émeutes de 68 n&apos;étaient pas étudiantes. Un moment, le mauvais côté qui fait avancer les choses a explosé, grâce à quelques voyous. L&apos;émeute matée, le bon côté reprend le dessus, et surtout chez les étudiants, tous cons, accumulant en eux une extraordinaire quantité de tares, du simple fait qu&apos;ils sont des étudiants. La honte devra être rendue plus honteuse encore.&lt;br /&gt;Une majorité d&apos;étudiants vote donc, et nécessairement vote la reprise du travail. Autrement dit,&lt;/em&gt; des petites filles maigrelettes, avec d&apos;amples jupons, et ressemblant par leurs gestes et leur tournure à de petites femmes, sautent à la corde, jouent au cerceau ou se rendent visite en plein air, répétant ainsi la comédie donnée à domicile par leurs parents.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;De même, la journée d&apos;action organisée le 12 février par la C.G.T. sera un échec. Toutes les actions lancées par les dirigeants sont destinées à maintenir l&apos;ordre. Il est épineux d&apos;être un dirigeant. Il faut créer sans cesse une demi-réussite assortie d&apos;un échec total, pour conserver son pouvoir.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Jean-Patrick Manchette, &lt;em&gt;Journal du jeudi 30 janvier 1969&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 11 Jun 2008 23:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>Manchette</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/11/9532710.html</link><category>Lectures</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/11/9532710.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9532710/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/11/9532710.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;D&apos;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;une façon vulgaire, on pourrait dire que mon adhésion à la théorie révolutionnaire est accompagnée de l&apos;idée que rien ne m&apos;oblige néanmoins à vivre d&apos;une façon désagréable.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Jean-Patrick Manchette, &lt;em&gt;Journal du vendredi 2 février 1968&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 11 Jun 2008 13:38:20 GMT</pubDate></item><item><title>Le passé relooké</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/03/9429259.html</link><category>Le monde comme il va (ou pas...)</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/03/9429259.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9429259/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/06/03/9429259.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;squissant dans &lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Le Monde&lt;/font&gt; &amp;quot;&lt;font color=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/06/02/la-veritable-lecon-a-tirer-de-mai-68-par-slavoj-zizek_1052652_0.html&quot;&gt;La véritable leçon à tirer de Mai 68&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&amp;quot;, à savoir que &amp;quot;&lt;em&gt;le communisme n&apos;est pas caduc&lt;/em&gt;&amp;quot;, Slavoj Zizek, dont les livres et la pensée ne peuvent laisser personne indifférent, écrit ceci : &amp;quot;&lt;em&gt;La tâche essentielle du XXIè siècle sera de politiser - en les organisant et en les disciplinant - les masses destructurées des bidonvilles&lt;/em&gt;&amp;quot;. Le plus important dans cette phrase se trouvant entre les tirets, on se dit que le communisme du XXIè siècle n&apos;aura donc pas grand-chose de différent avec l&apos;ancien.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Jun 2008 10:26:00 GMT</pubDate></item><item><title>A qui profite le procès ?</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/29/9368125.html</link><category>Le monde comme il va (ou pas...)</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/29/9368125.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9368125/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/29/9368125.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; quoi donc&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt; aura&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt; servi le procès de Michel Fourniret ? Sans doute à pas grand-chose, et d&apos;autant moins que le verdict ne ménageait aucune espèce de suspense, la peine de mort étant abolie depuis plus de vingt-cinq ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les familles des victimes, qui d&apos;ailleurs l&apos;admettent, seul le spectacle du procès, qui leur permit de crier leur chagrin au monde et ce faisant d&apos;en partager le poids, aura apporté un peu d&apos;onguent thérapeutique, ce qui n&apos;est pas rien. Mais si l&apos;on avait attendu quoi que ce soit du procès en lui-même, les parties civiles eurent pu accéder sans mal à la demande de Michel Fourniret d&apos;un procès à huis clos ; cela aurait d&apos;ailleurs probablement davantage servi les grands préceptes de la justice, mais alors il est vrai que les différents acteurs, sans parler des médias, auraient été très déçus (à cette aune, je trouve une nouvelle occasion de me réjouir de ne pas posséder de téléviseur, tant je n&apos;ai aucune difficulté à imaginer l&apos;ouverture gratinée des journaux du soir.) Le procès aura aussi été utile à l&apos;avocat général, qui, aussi bien, voire mieux que s&apos;il avait été allongé sur le divan d&apos;un professionnel, aura pu se délivrer des quelques images persistantes de l&apos;enfance qui hantent encore son inconscient, monstres, diable à deux faces, araignées et autres gluances. Quant à l&apos;avocat de Michel Fourniret, dont il est vrai que la position était assez inconfortable, son client ne manifestant guère d&apos;intérêt pour sa propre défense, eh bien sa plaidoirie, non contente de n&apos;avoir servi à rien (mais il s&apos;en doutait), n&apos;aura fait qu&apos;ancrer l&apos;image au bas mot déjà désastreuse de son client : je n&apos;aimerais pas, moi, être défendu par un avocat qui conclurait de ma personne qu&apos;elle &amp;quot;appartient à notre humanité, hélas&amp;quot;. Contresens historique et philosophique au demeurant assez grotesque : comme si l&apos;humanité induisait la vertu. &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Enfin, l&apos;on ne saurait disconvenir que cet épisode de la justice en quenouilles aura fait les choux gras de l&apos;inconscient présidentiel, lui aussi (tiens donc) peuplé de &amp;quot;monstres&amp;quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion elliptique et générale : &lt;br /&gt;- nul ne semble n&apos;avoir rien compris de Michel Fourniret et de son épouse complice (les psychiatres se montrant sur ce terrain d&apos;un conservatisme et d&apos;un conformisme assez exemplaires) ;&lt;br /&gt;- la communauté nationale se trouve provisoirement ressoudée, chacun trouvant à se réjouir d&apos;une sentence que nul n&apos;aura à coeur de discuter, par crainte de passer pour laxiste ou indécent ;&lt;br /&gt;- la justice a perdu quelques-uns de ses atours de rationalité au passage, le président du tribunal ne trouvant rien à redire aux roses déposées devant elles par les familles des victimes, pas plus qu&apos;à leur départ du tribunal dès que ce fut à la défense de prendre la parole ;&lt;br /&gt;- le mouvement répressif général, ici comblé, se trouve conforté ;&lt;br /&gt;- la question des soins et du suivi psychiatrique est totalement passée à la trappe ;&lt;br /&gt;- le fonctionnement de la justice, à mille égards insatisfaisant mais dont on se plaît tant à débattre, non seulement ne s&apos;est pas amélioré, mais aura plutôt régressé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant de raisons qui justifient notre contentement de savoir ce procès enfin clos.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 29 May 2008 11:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>Mauvais esprit</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/27/9341885.html</link><category>Le monde comme il va (ou pas...)</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/27/9341885.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9341885/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/27/9341885.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; Cannes, &lt;em&gt;cantet&lt;/em&gt; revenu le printemps, les journaux portent au pinacle l&apos;école française. Il est vrai que les canards adorent agiter leurs palmes (académiques).&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 27 May 2008 12:55:44 GMT</pubDate></item><item><title>Ceci était ma chair (anglaise...)</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/23/8298424.html</link><category>En librairie</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/23/8298424.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8298424/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/23/8298424.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/85/42/189369/23159833.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/85/42/189369/23159833_p.jpg&quot; alt=&quot;New_stories_from_children_of_the_revolution&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left; width: 120px; height: 186px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;6&lt;/font&gt;8&apos;s : NEW STORIES BY CHILDREN OF THE REVOLUTION&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : c&apos;est le titre d&apos;une anthologie que vient de publier &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.saltpublishing.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;Salt Publishing&lt;/strong&gt;, &lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;éditeur basé à Cambridge. L&apos;idée, fomentée par l&apos;écrivain &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sinfield.org/nicholasroyle/&quot;&gt;Nicholas Royle&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, était de réunir dix auteurs nés en 1968 et de les laisser manœuvrer autour de l&apos;idée de révolution - parmi lesquels, pour ne citer que les plus connus, Toby Litt ou James Flint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D&apos;un niveau absolument pathétique en anglais, je serai hélas privé de la lecture de ce livre... Toujours est-il que j&apos;eus le grand plaisir de pouvoir y contribuer, bénéficiant au passage du travail de traduction de Nicholas Royle, lequel s&apos;est donc escrimé avec autant de patience que de bienveillance sur mon texte intitulé : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ceci était ma chair&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;This was my flesh&lt;/em&gt;)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu soit loué, les lecteurs qui n&apos;ont que le français à la bouche auront &lt;em&gt;l&apos;immense bonheur&lt;/em&gt; de pouvoir lire ce texte à partir d&apos;octobre prochain, puisqu&apos;il fait partie d&apos;un corpus de douze nouvelles que je publie au &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editionsduseuil.fr/&quot;&gt;Seuil&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sous le titre &lt;em&gt;Et que morts s&apos;ensuivent&lt;/em&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;*&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Extrait d&apos;un article de &lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.timeout.com/london/books/review/book/536/new_stories_from_children_of_the_revolution_by_edited_by_nicholas_royle.html&quot;&gt;Time Out&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;, à Londres, &lt;br /&gt;qui en a fait aujourd&apos;hui son livre de la semaine &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;:&lt;/font&gt;&lt;/em&gt; &lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;quot; Similar territory is explored by Marc Villemain in his elegant, horrifying ‘This Was My Flesh’, set in a cultured, civilised world which just happens to be cannibalistic.&amp;quot;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Des d&apos;informations sur l&apos;anthologie&lt;/font&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.saltpublishing.com/books/anth/9781844714810.htm&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L&apos;acheter&lt;/em&gt; : &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/68-Nicholas-Royle/dp/1844714810/ref=sr_1_20?ie=UTF8&amp;amp;s=english-books&amp;amp;qid=1211460734&amp;amp;sr=8-20&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;ici&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 23 May 2008 12:45:00 GMT</pubDate></item><item><title>Manchette</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/22/9268522.html</link><category>Lectures</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/22/9268522.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9268522/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/22/9268522.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;l faut m&apos;astreindre à n&apos;écrire ici que lorsque je suis de bonne humeur, et surtout pas quand je me crois malheureux. Le chagrin rend stupide. Il ne faut pas écrire de stupidités.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Jean-Patrick Manchette, &lt;em&gt;Journal du 29 décembre 1966&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;C&apos;est là une injonction fréquente dans tout journal naissant ; il est rare qu&apos;on s&apos;y tienne. Mais il est très intéressant de noter cette récurrence, cette obligation que l&apos;on se donne à se défier de ses humeurs ; non par optimisme, cela n&apos;a rien à voir, mais par crainte que l&apos;humeur éloigne de l&apos;art, qu&apos;elle soit, d&apos;une certaine manière, antithétique à la démarche d&apos;écriture. &lt;em&gt;Quand je me &lt;/em&gt;&lt;u&gt;crois&lt;/u&gt;&lt;em&gt; malheureux&lt;/em&gt;, écrit Manchette, qui, dès la première page de son premier journal, et alors qu&apos;il n&apos;a que vingt-quatre ans, nous dit déjà que seuls les faits le mobiliseront, que tout examen ou raisonnement psychologique demeure tributaire de l&apos;interprétation, donc de l&apos;erreur.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 22 May 2008 18:24:00 GMT</pubDate></item><item><title>Plaisirs de la coquille</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/21/9268630.html</link><category>Le monde comme il va (ou pas...)</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/21/9268630.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9268630/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/21/9268630.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Titre d&apos;une dépêche AFP parue ce jour : &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;quot; Coup dur pour l&apos;État avec l&apos;arrestation à Bordeaux de son chef présumé&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Sur l&apos;instant je pris peur - quoique... : j&apos;ai cru que Nicolas Sarkozy avait été appréhendé ; or il ne s&apos;agissait que du chef de l&apos;ETA.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 21 May 2008 18:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les petits blancs</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/20/9250928.html</link><category>Lectures</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/20/9250928.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9250928/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/20/9250928.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La lucidité&lt;/em&gt;, José Saramago, Éditions du Seuil&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Critique parue dans &lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Esprit Critique&lt;/font&gt; - Newsletter de la Fondation Jean-Jaurès, n° 74, décembre 2006&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/47/09/189369/25815014.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;96&quot; height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/47/09/189369/25815014_p.jpg&quot; alt=&quot;La_lucidit____Jos__Saramago&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Y&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; aurait-il sur l’île canarienne de Lanzarote, où le Nobel portugais José Saramago a posé ses valises, une sorte de microclimat houellebecquien ? On pourrait le penser, tant un certain esprit de subversion mâtiné de pessimisme historique semble y sévir. Rappelons que c’est sur cette petite île volcanique en effet que Michel Houellebecq trouve souvent l’inspiration – il y consacra d’ailleurs un joli recueil –, et que c’est sur cette même petite île volcanique, donc, que vit désormais José Saramago, malmené par ses compatriotes après la publication, il y a quinze ans, de &lt;em&gt;L’évangile selon Jésus-Christ&lt;/em&gt;. Très opportunément, son nouveau roman paraît à l’heure où la société politique française commence à sortir la très grosse et très spectaculaire artillerie qui, dit-on, devra aider les électeurs à choisir celle ou celui qui présidera à leurs destinées : raison de plus pour encourager les acteurs de la campagne qui s’ébroue à lire ce roman peu ordinaire – lequel, sous ses airs gentiment pince-sans-rire, se révèle être une fable redoutablement subversive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Et comme dans toute fable, le prétexte est assez simple. Imaginez, donc, la capitale d’un pays dont les habitants/électeurs vont se rendre coupables, dans la langue-type du ministre de l’intérieur, d’une « &lt;em&gt;calamité encore jamais vue dans la longue et laborieuse histoire des peuples connus&lt;/em&gt; » : comprenez, en fait, que 83 % d’entre eux ont voté blanc lors de la dernière consultation municipale. Sans doute une partie de l’électorat est-elle restée l’irréductible obligée du civisme partidaire, mais, au poids, le triomphe des &lt;em&gt;blanchards&lt;/em&gt; est on ne peut plus indiscutable. Triomphe qui n’est d’ailleurs absolument pas vécu comme tel par lesdits blanchards, l’injonction civique qui les a conduits à ce vote n’étant pas moins impérative ni moins noble que celle qui en conduisit d’autres à soutenir, qui le pdd (parti de droite), qui le pdc (parti du centre), qui le pdg (parti de gauche). Ils n’auront donc fait ici, dans un mouvement qui ne manque ni de panache, ni d’élégance, qu’appliquer le droit électoral stricto sensu. De quoi, vous en conviendrez, ébranler le bel édifice démocratique, ses routines, sa dramaturgie éprouvée, son petit théâtre des procédures. Dans un souci légaliste incontestable, le peuple s’apprête donc à gouverner le gouvernement, à retourner, non contre lui mais contre une tradition tellement ancestrale qu’elle a fini par en devenir impensée, insensée, l’usage du droit. Du moins est-ce ce qui se profile dans les premières pages – d’anthologie – où nous assistons, goguenards, au désarroi du président d’un bureau de vote, de ses assesseurs, de ses suppléants et de ses entourages, tous membres d’un petit personnel politique campé avec une drôlerie d’autant plus cruelle que le narrateur ne ménage pas sa commisération. C’est que les premiers indices de la tragédie ne tardent pas à sourdre : le ciel lui-même est de la partie, la pluie se déverse sans discontinuer, et les ouailles électrices tardent à venir accomplir leur devoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;C’est à une belle réflexion que nous convie José Saramago, tellement belle que nous en avions omis de penser qu’elle pouvait avoir quelque incarnation crédible : que devient une démocratie lorsque ses membres usent, jusqu’en ses plus ultimes conséquences, de ce qu’elle autorise, justifie et légitime ? La réponse ne se fait pas attendre : d’autant plus malmenée quand elle l’est dans le scrupuleux respect de ses propres procédures, la démocratie laisse place à une société qui n’est pas sans rappeler la société imaginée (quoique…) par George Orwell. Les dirigeants demeurent en place – étant entendu qu’il n’est nullement question de révolution – mais, au nom de la sauvegarde de la démocratie, usent désormais des armes traditionnelles du totalitarisme le plus éprouvé – surveillance tous azimuts, écoute téléphonique, filature, délation, désignation de boucs émissaires, fabrication de coupables et assassinat. Tout ici est cul par-dessus tête : le gouvernement se voit peu ou prou contraint à décréter l’anarchie, et le ministre de l’intérieur lui-même exige des éboueurs qu’ils se mettent en grève – afin de montrer aux blanchards ce qu’il en coûte de défier les partis. En montrant, de l’intérieur, le fonctionnement d’un pouvoir qui croit tout entier à la technique de la carotte et du bâton, technique « &lt;em&gt;appliquée principalement aux ânes et aux mules dans les temps anciens, mais que la modernité a adaptée à l’usage humain avec des résultats plus qu’appréciables&lt;/em&gt; », c’est au tropisme infantilisant qui guette toute démocratie que Saramago s’attaque entre autres maux. Le président, qui parle « &lt;em&gt;comme un père abandonné par ses enfants bien-aimés, perdus, perplexes&lt;/em&gt; » ne manque d’ailleurs pas d’avertir : « de même que nous interdisons aux enfants de jouer avec le feu, de même nous avertissons les peuples que jouer avec la dynamite est contraire à leur sécurité ». L’avertissement sera suivi d’effets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;La grande pertinence de ce roman réside autant dans le sujet – la délitescence de la culture démocratique, en un mot – que dans le style, allègre, vif, corrosif, de haute tenue mais comme libre de toute attache, qui résonne parfois d’un rire où l’on peut entendre quelque chose de secrètement diabolique – en fait la marque d’une tristesse. L’auteur, qui, rappelons-le, est âgé de quatre-vingt deux ans, ne s’attache pas sans raison à ce tableau déconfit des mondes qui s’effondrent. Qu’il le fasse avec le sourire n’aide pas à faire passer la pilule, bien au contraire : nous rions, certes, mais nous rions aussi parce que ce paysage n’est pas sans ressemblance avec celui, que nous avons, là, aujourd’hui, sous nos yeux. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Dans son superbe &lt;em&gt;Millenium people&lt;/em&gt;, J.G. Ballard avait décrit, non sans lyrisme ni mauvais esprit, la révolution à venir des classes moyennes : ici, José Saramago nous donne à voir la rébellion de citoyens devenus indifférents aux mimiques du pouvoir. Et, ce faisant, pose la question qui agita en son temps le Portugal de la Révolution des Œillets : la vie peut-elle s’organiser sans la politique ? Non, nous répond ce texte autrement civique que ce qu’il y paraît de prime abord – et en dépit, peut-être, de la secrète espérance du narrateur. « &lt;em&gt;Comme les citoyens de ce pays n’avaient pas la saine habitude d’exiger le respect systématique des droits que leur conférait la constitution, il était logique et même naturel qu’ils ne se soient même pas rendu compte que ceux-ci avaient été suspendus&lt;/em&gt; » : autrement dit, la démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. L’avertissement vaut en tout lieu, et en toute époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 20 May 2008 12:32:00 GMT</pubDate></item><item><title>Petit prétentieux</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/19/9241382.html</link><category>Ce qui me domine</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/19/9241382.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9241382/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/19/9241382.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/13/189369/25782251.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;329&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;DSC02063&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/13/189369/25782251_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Photo personnelle - Etretat&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 19 May 2008 17:06:00 GMT</pubDate></item><item><title>Demain, la politique</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/19/9236824.html</link><category>Le monde comme il va (ou pas...)</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/19/9236824.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9236824/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/19/9236824.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;C&apos;est ainsi, aujourd&apos;hui, que la politique se fait :&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Le journal LIBÉRATION fait sa Une du jour sur les 35 heures, dont le quotidien amorce une esquisse de début de commencement de bilan. A la suite de quoi, quelques heures plus tard, l&apos;UMP, par la voix de son secrétaire général, demande le &amp;quot;&lt;em&gt;démantèlement définitif&lt;/em&gt;&amp;quot; de cette disposition.&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;De son côté, LE PARISIEN se demande, également en Une, et à propos du RER A, &amp;quot;&lt;em&gt;comment sortir de la galère.&lt;/em&gt;&amp;quot; Illico presto et par voie de communiqué, le chef de file des élus UMP au conseil régional d&apos;Ile-de-France, par ailleurs secrétaire d&apos;État, demande à Jean-Paul Huchon, président dudit conseil, de &amp;quot;&lt;em&gt;débloquer des moyens pour le RER A&lt;/em&gt;&amp;quot;. Et qu&apos;importe si, par ailleurs, le même chef de file se prononce presque systématiquement contre toute augmentation du budget francilien destiné à l&apos;amélioration des transports collectifs.&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cela vaut-il seulement un commentaire ?&lt;br /&gt;Peut-être, dans l&apos;avenir, nous autres citoyens serons-nous invités à exprimer nos suffrages en votant, non plus pour des partis, mais pour des organes de presse ? Ce serait alors, pour de bon et en toute légalité, le triomphe mille fois annoncé de la démocratie d&apos;opinion, devenu le substrat doctrinal presque exclusif de nos grands partis.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 19 May 2008 11:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>David Lynch à Etretat</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/16/9207428.html</link><category>Ce qui me domine</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/16/9207428.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9207428/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/16/9207428.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/81/94/189369/25666342.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;378&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;DSC02177&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/81/94/189369/25666342_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;&lt;em&gt;Photo personnelle - Etretat&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 16 May 2008 21:20:00 GMT</pubDate></item><item><title>Syllogismes de l&apos;hébétude</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/14/9168554.html</link><category>Ce qui me domine</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/14/9168554.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9168554/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/14/9168554.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;- &lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;Quel animal aimeriez-vous être ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;- Sans doute quelque chose entre le chimpanzé et le bonobo. Malheureusement, ça s&apos;appelle un homme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;- &lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;(Bis) Quel animal aimeriez-vous être ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;
- Peut-être un bigorneau. Arrimé à mon rocher et pelotonné en spirale dans ma coquille, je jetterais un œil au dehors &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;par moments très brefs &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;en soulevant le petit opercule qui me protège des embruns,&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;désireux &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;seulement &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;d&apos;attendre que l&apos;on me pique et me dévore gentiment.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Nous autres ? Corps et humeurs, société et psychologie. Ces choses les moins intéressantes &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;au monde&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;, et qui le font tenir.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Tout écrivain l&apos;éprouve : le sentiment de sa profonde bêtise lorsqu&apos;il parle, son impression d&apos;incomparable intelligence dès qu&apos;il se met à gribouiller. On pardonne d&apos;autant mieux aux grands silencieux : ils ne mettent pas une stratégie à l&apos;épreuve, ils se soumettent, &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;pour survivre, &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;à la rude et aigre vérité.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Tout individu a devant lui deux voies : faire le vide ou le trop-plein. Pour une très grande part, il n&apos;est pas responsable de son choix ; pour ce qui lui revient, et c&apos;est fort congru, ce ne sont que les variantes&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt; d&apos;un même cheminement vers l&apos;impossible, deux modes d&apos;accès à l&apos;erreur. Il faut avoir éprouvé les deux pour le savoir. Parole de bigorneau.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 13 May 2008 22:50:00 GMT</pubDate></item><item><title>In &amp; Out</title><dc:creator>marc_villemain</dc:creator><link>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/06/9078274.html</link><category>Ce qui me domine</category><comments>http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/06/9078274.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://villemain.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9078274/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://villemain.canalblog.com/archives/2008/05/06/9078274.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;a page blanche n&apos;est jamais blanche que de nous-mêmes. Si nous prenions soin de n&apos;écrire qu&apos;à travers notre être seul, si nous ne nous autorisions plus un seul mot qui ne nous impliquât pas en totalité, si nous cessions d&apos;écrire pour nous détourner de nous-mêmes, si nous cessions enfin d&apos;attendre des échos transformés du monde qu&apos;ils nous fournissent matière ou prétexte à écrire, alors il n&apos;y aurait plus guère de blogs, et, &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;aussi net,&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt; la crise de surproduction des livres serait résolue. Ce pourquoi tout écrivain abrite en lui un vampire et un psychanalyste, et navigue à perpétuité entre les écueils du large et les récifs de l&apos;intime.&lt;br /&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 May 2008 09:47:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>